LES TROUBLES DISSOCIATIFS - Psychologue Chakkouche - Centre de Psychotrauma à Casablanca
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LES TROUBLES DISSOCIATIFS

La dissociation péritraumatique

 

Au moment de l’impact traumatique, un trouble dissociatif permet à la victime de se soustraire à la frayeur qui résulte de la confrontation avec la mort.

Sur le plan neurophysiologique, la suractivité de l’amygdale cérébrale produit un court-circuitage des voies nerveuses qui relient le système limbique et le cortex qui ne peut plus moduler la réponse émotionnelle. Cette disjonction physiologique entre le cortex et le cerveau émotionnel est visible par imagerie médicale.

 

La dissociation péritraumatique se manifeste cliniquement par l’inhibition anxieuse, l’amnésie des faits, le déni, mais aussi par des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation. La dépersonnalisation donne une impression de détachement, laquelle transforme l’acteur des faits en une sorte d’automate ou en spectateur. Ces comportements peuvent enclencher des actes faussement « héroïques » dans les accidents collectifs et dans certains braquages.

L’amnésie dissociative affecte plus ou moins complètement le vécu traumatique.

La fugue dissociative s’applique aux individus qui quittent brutalement leur domicile ou leur lieu de travail dans un état amnésique, lors de grandes catastrophes ou accidents collectifs notamment.

Il a été démontré a démontré que la dissociation péritraumatique n’est pas protectrice (Marmar, 1997) parce que son intensité est corrélée avec le risque de survenue d’un ESPT.

 

Les troubles dissociatifs durables

 

En pratique clinique, on retrouve fréquemment ce mode de défense chez de nombreux traumatisés. Les situations rappelant ou symbolisant le ou les ET vont « rallumer » l’amygdale et court-circuiter le cortex créant un état d’anesthésie émotionnelle.

 

Le trouble « Personnalité Multiple » ou « trouble dissociatif de l’identité »

 

La CIM-10 définit un trouble Personnalité Multiple « rare et controversé qui se caractérise par l’existence apparente chez une même personne de deux ou plusieurs personnalités distinctes, l’une d’entre elles se manifestant à un moment donné. Chaque personnalité est au complet, avec ses propres souvenirs, affinités et comportements, parfois très différents de ceux de la personnalité pré morbide. Dans la forme habituelle à deux personnalités, l’une d’entre elles est habituellement dominante, mais les deux personnalités ne connaissent pas leurs souvenirs respectifs et, dans la plupart des cas, ne sont pas conscientes de leur existence réciproque. Au début, le passage d’une personnalité à une autre est habituellement soudain et lié à un ET.

De nombreux auteurs estiment que des expériences de victimation prolongées dans l’enfance, sont fréquemment associées à un trouble dissociatif de l’identité, lequel s’accompagne d’une grande suggestibilité et d’une importante susceptibilité hypnogène, qui leur permet d’utiliser la « dissociation » comme moyen de défense. Il est difficile de savoir si ces troubles sont ou non la conséquence du processus de victimation comme le pensent de nombreux cliniciens, ce qui pose le problème de la véracité de certaines révélations.

 

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