LES TROUBLES COMORBIDES - Psychologue Chakkouche - Centre de Psychotrauma à Casablanca
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LES TROUBLES COMORBIDES

L’ESPT n’est pas la seule conséquence psychopathologique des traumatismes de type I. La comorbidité générale a été étudiée par Kessler : les psychotraumatisés se voient en général poser plusieurs diagnostics psychiatriques.

 

Les états dépressifs

 

Ils surviennent dans 50 % des cas après la confrontation à un événement traumatique. Ils sont par conséquent plus fréquents que l’ESPT. Les états dépressifs majeurs peuvent s’accompagner de suicides et, à ce titre, la crise suicidaire est la seule urgence en psychotraumatologie.

L’épisode dépressif, lorsqu’il est associé à un ESPT n’apparaît pas différent de l’épisode dépressif isolé. De plus, l’ESPT et l’épisode dépressif ont une sémiologie commune: retrait social, troubles du sommeil, humeur irritable, aboulie, apraxie, anhédonie, et culpabilité massive.

 

Les troubles anxieux comorbides

 

Les troubles anxieux le plus souvent associés à l’ESPT sont les troubles anxieux généralisés, le trouble de panique, la phobie sociale et la phobie spécifique.

Les troubles anxieux post traumatiques sont fréquents. Ils ont été étudiés par de nombreux auteurs. Pour Kessler (1995): l’Anxiété généralisée touche environ 15 % des hommes et des femmes ; le Trouble panique 12,6 % des femmes contre 7 % des hommes ; la Phobie simple près de 30 % des hommes et des femmes ; la Phobie sociale près de 30 % des hommes et des femmes ; l’Agoraphobie 22 % des femmes et 16 % des hommes.

 

Les conduites addictives à risque

 

Les conduites addictives à risque tels que la toxicomanie et/ou l’alcoolisme, constituent une complication habituelle qui serviraient d’automédication contre l’anxiété et les symptômes d’intrusion ou d’hyperactivation neurovégétative de l’ESPT.

 

Les troubles somatoformes

 

Les victimes de traumatismes cumulatifs risquent de présenter des plaintes somatiques diverses mais aussi de graves « maladies psychosomatiques ». Il s’agit fréquemment de symptômes écrans qui épuisent le médecin quand il ne fait pas le lien avec les événements causaux.

 

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